La grippe aviaire, ou grippe du poulet, est une infection provoquée par des virus grippaux de type A et en particulier de la souche H5N1 . Ces souches peuvent toucher presque toutes les espèces d'oiseaux, sauvages ou domestiques, mais aussi d'autres espèces animales comme le porc ou d'autres mammifères. On parle d'épizootie de grippe aviaire lorsque la maladie affecte brutalement un grand nombre d'animaux à la fois dans une région donnée.
Les oiseaux malades excrètent le virus pendant 10 jours au moins, par voie orale et dans les déjections, ce qui facilite sa propagation par les oiseaux migrateurs, dans les élevages et sur les marchés de volailles vivantes.
L'homme peut lui-même être contaminé dans des conditions de promiscuité extrême avec des animaux malades. Pour autant, le virus H5N1 n'est pas transmissible de l'homme à l'homme. Une pandémie humaine ne surviendrait que si le virus mutait pour devenir contagieux pour l'espèce humaine.
Une pandémie est définie comme une forte augmentation dans l'espace et dans le temps des cas de grippe, avec ou sans confirmation virologique, accompagnée d'un nombre de cas graves et d'une mortalité élevée.
Le risque de pandémie est lié à la possibilité d'une recombinaison du virus H5N1 avec une souche virale humaine ou d'une mutation de ce virus. Le risque de dissémination dans le monde entier deviendrait alors important du fait de l'absence d'immunité de la population vis à vis de ce nouveau virus.
L'influenza aviaire peut toucher presque toutes les espèces d'oiseaux, sauvages ou domestiques. Le gibier d'eau migrateur - notamment les canards sauvages - constitue le réservoir naturel du virus.
Les volailles domestiques, poulets et dindes notamment, sont particulièrement sensibles aux épidémies d'influenza rapidement mortelle.
Le virus Influenza aviaire peut éventuellement infecter d'autres espèces animales : le porc, des mammifères aquatiques (phoque, baleine) et terrestres (cheval, vison).
Après une période d'incubation de 3 à 5 jours, les signes suivants peuvent apparaître chez les oiseaux d'élevage :
Ces symptômes évoluent rapidement et peuvent déboucher sur une mort subite.
Mise en quarantaine des foyers animaux touchés par le virus aviaire. Abattage des animaux infectés et de ceux potentiellement exposés au virus. Procédures de décontamination du matériel utilisé dans les fermes (vêtements, voitures...).
Eviter les contacts avec les oiseaux sauvages migrateurs : Ne pas nourrir ni abreuver les animaux à l'extérieur. Eviter d'utiliser de l'eau en provenance de points d'eau à l'air libre et servant au nettoyage et à l'abreuvage des volailles.
Dans le monde des vaccins existent et sont utilisés. L'efficacité d'une campagne de vaccination pour les volailles domestiques est en cours d'évaluation.
La généralisation d'une telle mesure ne se justifie pas pour l'instant et, par ailleurs, une vaccination généralisée pourrait avoir un impact négatif sur la prévention d'une épizootie par masquage d'une infection précoce.
La contamination est aérienne et se fait essentiellement lors de contacts étroits, prolongés et répétés dans des espaces confinés avec des sécrétions respiratoires ou des déjections d'animaux infectés, par voie directe ou indirecte (surfaces et/ou mains souillées par les déjections).
Le risque de contamination de l'homme par ingestion de viandes infectées est considéré comme faible voire négligeable : d'une part, l'infectiosité des virus influenza est détruite très rapidement à des températures supérieures à 60°C (pendant 5 minutes à 60°C, 1 minute à 100°C). D'autre part, dans l'hypothèse d'une ingestion de viande de volaille ou d'œufs contaminés et crus, le virus serait détruit par acidité du liquide gastrique.
Les personnes les plus exposées au risque d'infection par le virus aviaire sont celles qui travaillent ou interviennent dans une zone contaminée : éleveurs, vétérinaires, techniciens des équipes de nettoyage et de désinfections, personnel de laboratoire.
Après une durée d'incubation pouvant aller jusqu'à sept jours selon l'OMS, les signes cliniques les plus fréquemment décris sont :
Les cas humains répertoriés dans le monde sont principalement localisés en Asie du Sud-est. Cas humain de grippe A (H5N1) confirmés biologiquement notifiés par l'OMS (au 12 avril 2006) :
| Pays | Cas | Décès |
|---|---|---|
| Aserbaïdjan |
8 |
5 |
| Cambodge | 6 | 6 |
| Chine | 16 | 11 |
| Egypte |
4 |
2 |
| Indonésie | 31 | 23 |
| Irak | 2 | 2 |
| Thaïlande | 22 | 14 |
| Turquie | 12 | 4 |
| Vietnam | 93 | 42 |
| Total | 194 | 102 |
L'OMS a défini différentes phases d'évolution de la pandémie. Le plan gouvernemental de lutte contre la pandémie grippale est construit sur les mêmes phases selon qu'elles affectent ou non le territoire national.
Au 27 avril 2006 la situation est à la phase 3A du plan gouvernemental.
| Phases OMS | Phases Plan Gouvernental | Situation |
|---|---|---|
| 1 | 1 | Période interpandémique Absence de circulation de nouveaux virus hautement pathogènes |
| 2 | 2A | Période interpandémique Epizootie à l'étranger sans cas humain |
| 2B | Période interpandémique Epizootie en France sans cas humain | |
| 3 | 3A | Alerte pandémique Cas humains isolés à l'étranger sans transmission interhumaine |
| 3B | Alerte pandémique Cas humains isolés en France sans transmission interhumaine | |
| 4 | 4A | Alerte pandémique - transmission interhumaine Cas humains groupés à l'étranger, limités et localisés |
| 4B | Alerte pandémique - transmission interhumaine Cas humains groupés en France, limités et localisés | |
| 5 | 5A | Alerte pandémique - Franchissement du seuil critique Larges foyers de cas groupés non maîtrisés à l'étranger |
| 5B | Alerte pandémique Extension des cas humains en France | |
| 6 | 6 | Période pandémique Pandémie grippale |
| 7 | 7 | Fin de vague pandémique |
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Dans le cadre de la préparation à la lutte contre une pandémie grippale, le plan national français a été actualisé au début de l’année 2007. Les fiches techniques annexées au plan ont elles aussi tenu compte, dans cette 2e édition, de l’évolution de la recherche, des progrès accomplis par l’ensemble des acteurs de la société en matière de préparation et de continuité des activités, notamment grâce aux exercices.
Ces fiches sont regroupées autour de thèmes traitant respectivement :
Une introduction à l’ensemble des fiches techniques a été ajoutée. Elle présente une analyse des principaux éléments d’évaluation, de gestion et de communication des risques sur la pandémie grippale.
Si l’ensemble des fiches techniques, annexes, du plan national a été actualisé, de nouvelles fiches ont également été crées :
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