Les lasers sont des sources de lumière, dont les caractéristiques (puissance du rayonnement, longueur d'ondes, durée de l'émission) sont spécifiques à chaque appareil. Il existe une classification des sources laser (Norme NF EN 60825) :
Cette norme prescrit également les dispositions de sécurité relatives à l'utilisation de ces dispositifs. La norme NF C 43801 propose des tableaux d'exposition maximale permise.
Les lasers peuvent être dangereux pour l'utilisateur, et pour son entourage. Le rayonnement peut causer des effets sur l'œil, sur la peau. Il peut aussi endommager les surfaces sur lesquelles il réfléchit.
Les accidents liés au laser ont différentes origines :
Enfin, certaines installations sont parfois très bruyantes. Ce bruit peut être traumatisant pour l'oreille selon la durée d'exposition, l'intensité, le caractère imprévisible … Il existe des lasers qui nécessitent des alimentations électriques de très hautes tensions, générant la formation de rayons X.
Les dangers varient selon la classe des lasers :
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Dangers |
Classe 1 |
Classe 2 |
Classe 3A |
Classe 3B |
Classe 4 |
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Oeil : rayons directs |
D1 |
D1 |
D2 |
D2 | |
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Oeil : réflexions diffuses |
D2 |
D2 | |||
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Peau |
D3 |
D2 | |||
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Incendie |
D2 |
D1 : danger si l'œil est gardé volontairement plus de 0,25 secondes dans le faisceau.
D2 : danger quelque soit le temps d'exposition.
D3 : la sensation de picotement ou d'échauffement apparaît avant la survenue des lésions .
Après évaluation du niveau de risque, la prévention doit être adaptée à l'installation laser utilisée. Les lasers les plus dangereux sont les lasers de type 3B et 4. Les constructeurs doivent respecter des normes (étiquetage, capot de protection, notice détaillée …).
L'exploitation du laser doit avoir lieu dans un local suffisamment éclairé (cela limite l'ouverture des pupilles). Le sol doit être libre d'obstacle, et l'ouverture des locaux ne sera pas dans l'axe du laser, ni le faisceau à hauteur d'œil. Les surfaces réfléchissantes seront éliminées.
Le cas échéant, une zone laser sera aménagée (zone nominale de risque oculaire, zone contrôlée), avec formation d'une personne chargée de la sécurité laser. C'est elle qui définit la zone laser, le personnel autorisé ; elle établit les consignes de sécurité, et le plan de mise en conformité. Une plaque indicatrice normalisée est obligatoire lors d'utilisation de laser de classe 2 et plus. Fixée de façon permanente, elle doit être lisible, sans risque d'exposition lors de la lecture, et visible en cours de fonctionnement.
La prévention des accidents électriques passe par la conformité aux normes des installations, l'installation de bouton d'arrêt d'urgence, le blocage de l'accès au mécanisme si l'appareil est sous tension. Entretien et dépannage sont réalisés par des personnes habilitées.
La prévention des accidents chimiques nécessite une bonne connaissance des produits utilisés (recensement exhaustif, analyse des fiches de données de sécurité et fiches toxicologiques, lecture des étiquettes). Les quantités utilisées et stockées seront réduites au maximum. La ventilation sera adaptée, de même que le port de gants. L'hygiène des mains sera respectée, et les déchets recyclés.
La lutte contre le bruit sera effectuée à la source (capotage), et des protections auditives seront portées si nécessaire. Les capots absorbant les RX ne seront pas ouverts.
Si le personnel est exposé à des doses dépassant les expositions maximales permises, il doit porter des gants et vêtements de travail appropriés (non combustibles) pour protéger la peau des brûlures.
Quant aux lunettes anti-laser, elles sont spécifiques au laser utilisé puisqu'elles sont adaptées à la longueur d'ondes émises par l'appareil, et à la densité maximale d'énergie. Elles doivent être de bonne qualité optique, résistantes tout en permettant une vision correcte. Elles sont personnelles à l'utilisateur, et doivent être remplacées à la moindre dégradation. Elles répondent à des normes (ISO 6161, NF EN 207, NF EN 208).
Enfin, la formation et l'information du personnel est indispensable avant toute affectation puis périodiquement.
La surveillance médicale complète ce dispositif, et est adaptée à l'exposition des salariés. Le suivi ophtalmologique doit être régulier, et répété à chaque incident ou accident.
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