Le prothésiste dentaire, qui confectionne des prothèses métalliques, en céramique porcelaine, ou en résine synthétique, a un emploi présentant des risques professionnels.
Risques essentiellement respiratoires, infectieux, cutanés, traumatiques ou thermiques ; mais aussi risques liés aux contraintes gestuelles et posturales, aux vibrations, au stress, à la précision du travail.
Ce métier nécessite donc une surveillance médicale et des préventions.
Le prothésiste dentaire travaille dans une ambiance empoussiérée à tous les stades de son activité.
Et ceci dès la fabrication d'un moule en plâtre à partir de l'empreinte dentaire.
L'empreinte (négatif) est le marquage en creux réalisé par une pression des dents dans une substance pâteuse qui se durcit.
Le moule en plâtre (positif) est obtenu par coulage d'un mélange de plâtre et d'eau dans les formes en creux des empreintes. Le pourtour du moule en plâtre est meulé.
Le prothésiste sculpte ensuite une maquette en cire de la prothèse à confectionner. Cette maquette en cire est recouverte d'un revêtement réfractaire riche en silice (à base d'un mélange de poudre et d'eau). Puis la cire est éliminée. Il obtient ainsi un moule dont l'intérieur est vide.
Puis, s'il fabrique des prothèses métalliques, il procède à la fonte des alliages de métaux qui seront coulés dans le moule. Il peut respirer, à ce moment, des vapeurs métalliques. Ensuite, la pièce de métal refroidie est démoulée et travaillée. Elle est coupée (tronçonnage). Ses bords irréguliers sont enlevés (ébarbage). Sa surface nettoyée par projection de sable ou de microbilles (abrasion).
Puis elle est grattée, meulée, polie. Ces périodes de travail créent une atmosphère riche en poussière de métaux et d'abrasifs.
Si le prothésiste réalise des prothèses en résines synthétiques, il est exposé à d'autres risques respiratoires ; en particulier lors de la préparation des résines par un mélange de composants chimiques. Mais aussi quand il garnit un moule spécial, appelé moufle, en y tassant de la résine à l'état pâteux.
La confection de prothèses en céramique peut être la cause d'autres problèmes respiratoires, qui ont leur origine dans les applications successives de couches de porcelaines.
Est donc variable :
Peuvent être des surcharges pulmonaires, des irritations des voies aériennes, de l'asthme. Mais aussi une silicose, une transformation fibreuse des poumons ou l'apparition de cancers bronchiques. Certaines lésions peuvent ainsi être déclarées comme maladies professionnelles si les conditions définies dans les tableaux sont présentes.
La peau du prothésiste est fréquemment exposée
Tient aux produits utilisés, comme :
Aux métaux employés comme :
Aux résines manipulées, comme par exemple
Essentiellement à la réception de l'empreinte dentaire.
Cette empreinte est réalisée en bouche par le chirurgien dentiste. Elle est donc souillée par la salive et peut présenter des traces de sang. Elle est ainsi susceptible de transmettre des infections.
Sont l'apparition d'infections pouvant être brutales, aiguës.
Ou plus sournoises, prolongées, chroniques, parfois transmissibles, contagieuses. Quelques fois gravissimes, mortelles.
Tous les stades de la confection d'une prothèse dentaire peuvent être source d'accident, que ce soient :
Ce sont essentiellement les brûlures thermiques ou des accidents traumatiques.
Mais il y a également l'utilisation de produits chimiques corrosifs. Ces produits sont souvent employés pour les opérations de réparation, de reprise de montage. Par exemple, l'acide fluorhydrique sert à éliminer la céramique.
N'hésitez pas à contacter votre médecin du travail.
Dernière mise à jour : Novembre 2009
Haut
de page - Contactez-nous
Annecy Santé au Travail - Tous droits réservés - Copyright 2006-2010 - Conception & réalisation Answeb